Tout comme la chute, ce n'est pas la folie qui fait mal, mais la soudaine confrontation au béton matériel que vous heurtez en plein vol. Je me suis permi la folie, mais mon monde de rêve s'est écroulé lorsque le chapiteau s'est effondré sur lui-même, parce qu'on venait de saboter ses ancrages au sol de l'extérieur.
Un ami disait "j'aimerais mourir fou, parce que c'est la seule maladie qui ne fait souffrir que l'entourage du patient". C'était oublier que certaines folies sont passagères, cycliques, et que les moments de lucidités n'en sont que plus douloureux.
Mais mieux vaut être clown, et parfois triste, que triste qui fait mine d'avoir le sourir.