...et ce que je n'aime pas.
Je l'ai dit sur un autre post, les discours manichéins et caricaturaux sur Sarkozy et Royal m'agacent. Sarkozy n'est pas Hitler, Royal n'est pas Staline. Je crois que l'on peut être en désaccrod avec quelqu'un sans pour autant le diaboliser. Alors petit exercice de sytle pour me forcer à ne pas en faire de même:
J'aime chez Sarkozy:
- son franc parler, sa capacité à s'affronter au dialogue de la rue, d'aller au contact des jeunes et des travailleurs
- le fait qu'il soit relativement jeune
- ses origines étrangères
- le fait qu'il ait intégré dans son équipe des gens qui ne sont pas des dinausores de la politique, comme sa porte parole Rachida Dati
- la chance qu'il a donné à certains jeunes pour réaliser des projets, en ligne avec son idée de société au mérite
- la modernité qu'il veut symboliser
- le courage dont il a fait preuve dans la prise d'otage de l'école de Neuilly
- son dynamisme et sa force de travail incroyable
- sa capacité à faire front face à la pression de la rue pour des points qui lui tiennent à coeur: radars automatiques, utilisation du terme racaille, etc
- son approche pragamatique et décomplexée de l'économie. C'est le premier, à ma connaissance, à avoir mis les grands distributeurs autour d'une table pour négocier une baisse de prix générale
- son ouverture sur le monde
- sa capacité à faire front à tous les autres politiciens sans se laisser désarçonner
- sa volonté, que je crois sincère, à vouloir le bien de son pays
- la façon dont il a assumé de manière claire et honnête sa défaite aux élections européennes
- la promesse faite de mettre la priorité de ses 100 premiers jours sur les jeunes sans formations au chômage
Je n'aime pas chez lui
- sa suffisance, son arrogance, sa recherche évidente du pouvoir et du succès, son besoin de se mettre en avant et de se sentir important
- sa petite taille et son sourir aux canines draculesques
- sa difficulté à faire passer son message auprès de certains jeunes de banlieu et son image du "tout répressif" qu'il véhicule (que ce soit justifié ou non)
- sa proximité avec les milieux économiques à la Berlusconi: vacances sur le bateau d'un ami industriel parmis tant d'autre, qui appellent forcément des retours d'assensceurs qui inquiètent
- le noyeautage de son équipe proche par les lobbys des armes, du tabac et de l'alcool
- son programme politique qui, à mon goût, met trop en avant le mérite et pas assez l'égalité des chances ou la redistribution (question d'idéal)
- son idée assez fumeuse de lier identité nationale et immigration dans un seul ministère
- les changements d'opinions sur des points quand même assez fondamentaux de politique au cours du temps: immigration zéro entre autres
- le fait que l'on doute de la sincérité de toutes ses actions du fait qu'on le sache marié à une publicitaire qui gère son image et entouré d'une batterie de "think tank" extrèmement réputés et aguéris en communication institutionnelle
- son autoritarisme et ses crises de népotisme dans les bureaux de France 3 par exemple